Janine Delbecque

Delbecque

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Ma troisième vie débute avec la retraite. Eh oui, je suis née en 1948. En fait, elle constitue un prolongement des précédentes : regarder, écrire. Mais, avant, je le faisais faire à mes élèves, c'était ma pédagogie active que de les sortir du cadre de leur Lycée professionnel. Je les emmenais rencontrer les personnes âgées dans des maisons de retraite. Discussions, prises de note, mises en forme… et voilà comment mes élèves adoraient l'histoire et l'écriture, moi aussi direz-vous!

Je vous ai raconté ainsi ma deuxième vie : professeure, heureuse, de Français Histoire Géographie.

Quant à ma première vie, elle se situa dans un petit village de Pas de Calais où je vécus dans la liberté que seuls les anciens jeunes ruraux ont connue. Puis, ce fut l'internat au lycée de Jeunes Filles d'Arras ! Je vous épargne mes années soixante-huitardes qui furent parmi les plus heureuses : études d'Histoire à Lille III, durant cette époque "bénie" fleurant bon la liberté, la découverte. Sûr ! Nous allions reconstruire un monde nouveau et heureux !

Pour en venir au présent : je me suis mise à l'écriture de trois ouvrages d'après des archives familiales nombreuses. J'avais dorénavant le temps de me pencher sur leurs legs.

Récit de vie

Mutterland

Récit épistolaire composé de lettres reçues par ma mère, une enfant de l’assistance publique où elle fut abandonnée à sa naissance en 1910. Elle ne retrouva sa mère allemande qu'en 1932. Ma mère garda tous les échanges qu’elle a eus tant avec sa mère adoptive française que sa mère biologique, de 1926 à 1965.

Ce livre offre une vision panoramique de la France et de l'Allemagne entre les deux guerres. Il pose également la thématique de l’identité d’une femme dans le cas d’un abandon.

 

 

Couverture mutterland r

De lettre en lettre

Une description du vécu des membres de ma famille et de leurs amis avant, pendant et après la Première Guerre Mondiale, aux alentours d'Arras. Toutes ces lettres, entassées pêle-mêle dans des caisses au grenier, ont été regroupées par identités : les femmes, les enfants (deux enfants de l'assistance publique élevés par ma grand-mère), les hommes.

Ce faisant, ce livre commence vers la fin du XIXème siècle et se termine dans les années 1960. Vous comprendrez pourquoi en le lisant.

 

Couverture de lettre en lettre

Roman historique

Les errances de Louise Ermante

Un roman historique, composé lui aussi à partir de documents familiaux authentiques, qui raconte la vie d’une femme picarde de 1880 à 1954. Ce livre a pu exister parce que mon aïeule, Louise Ermante, analphabète ou presque (née avant l’Ecole Laïque et Obligatoire), avait tout gardé. Tout a été exhumé de mon grenier, dépouillé puis mis en relation.

Ce roman, le plus fidèle possible à la vérité historique, n'en demeure pas moins une reconstitution de la vie d'une paysanne picarde, pauvre, puis enrichie par la meunerie tant que son mari est resté en vie. L'essentiel de sa vie fut composée d'errances entre différents milieux sociaux… 

Couverture leserrancesdelouiseermante