Danièle Lheureux

Née en 1943 à Seclin (Nord), Danièle Lheureux reprend des études trop vite interrompues en 1985.

Elle se découvre alors un vif intérêt pour la Résistance. Après un recueil de témoignages, elle se lance sur les routes de France à la recherche des résistants nordistes. Parmi ceux-ci, elle rencontre le médecin-général Paul Grauwin, membre du réseau Sylvestre-Farmer qui emprunte les récits de ses compagnons et les apporte à Yvon Chotard, président de France-Empire, son premier éditeur.

Si au départ Danièle Lheureux réalisait cette quête pour sa connaissance personnelle, il lui apparaît désormais évident de partager la richesse de ces témoignages. Le 18 juin 1988, paraît « Les Oubliés de la Résistance –Sylvestre-Farmer ». Elle conçoit quelques panneaux pour présenter l’Histoire du réseau du Capitaine Michel. Au fil des années, elle est devenue une exposition d’une cinquantaine de mètres linéaires avec vitrines pour les documents et objets originaux reçus des résistants.

Danièle Lheureux assume aussi des conférences, participe à des manifestations autour du livre, des reportages radio et télévisés : FR3 Lille, FR3 Centre, C5, C8, Histoire, RMCDécouvertes, etc.

Danièle Lheureux a reçu le Prix littéraire Raymond Poincaré et le Prix littéraire de la Résistance 

Dernier ouvrage

Les résistants contre l'occupant et les collabos

La première partie de cet ouvrage présente les parcours de divers résistants durant l’occupation. Georges Legrand et sa famille commencent la résistance avec l’O.R.A. à Tourcoing, puis continuent en région parisienne. Jean-Baptiste Dennetière, instituteur à Bousbecque, menacé par le S.T.O. Clandestin et réfugié dans la famille à Oignies, devient membre du réseau « Sylvestre-Farmer ». Jacques Desbonnet adhère au mouvement « O.C.M. », puis « Voix du Nord » sur Douai et les environs. 
La seconde partie est consacrée aux collaborateurs qui rendent périlleuse la vie des résistants. Lutter contre cette menace est une nécessité pour toutes les organisations. Un fichier des plus dangereux collabos sera constitué et tenu à jour en continu. Son fonctionnement très efficace va permettre de limiter leur action. 

Editions Nord Avril, 2019

 

Autres livres

Les années 39-45 vécues par le "Malgré nous" François Schaller

En septembre 1939, l’Université de Strasbourg étant repliée sur Clermont-Ferrand, François Schaller, jeune bachelier, s’inscrit à la Faculté de Lyon. Sur l’insistance de ses parents, il rentre en Alsace en fin d’année scolaire 1940 et, à la rentrée suivante, reprend ses études à Fribourg. Très vite, les mesures prises par les autorités nazies menacent les jeunes Alsaciens. A leur embrigadement, suit le Service du Travail du Reich en mai 1941, la circonscription obligatoire en août 1942, l’incorporation dans la Wehrmacht en septembre. Utilisant des astuces, Schaller évite un premier départ. Fin septembre 1943, il reçoit son ordre de mobilisation à Ulm et le 7 février à Mährisch-Weisskirchen (Tchécoslovaquie). 

Editions Nord-Avril, mars 2016

 

De Sylvestre-Farmer à Libre Résistance – avec les Seailles

Commencée le 18 juin 1988, l’ouvrage clôture l’Histoire du réseau Sylvestre et décrit la création de la Fédération Nationale « Libre Résistance ». Après la présentation du cadre familial, on suit Pierre Séailles élaborant les plans de la future organisation avec le capitaine Trotobas en janvier 1942 alors qu’ils sont détenus à la prison de Périgueux. Après son évasion en juillet 42, quand ce dernier arrive mi-novembre à Paris pour créer son réseau, Simone, sœur de Pierre, propose ses services. Elle est le premier membre du réseau et l’agent de liaison entre le Nord et la capitale. 

Editions Nord-Avril, mai 2014

Sylvestre-Farmer - résistants W.O

L’auteur présente les parcours d’Hommes de l’Ombre qui ont participé aux événements de la Seconde Guerre Mondiale sur le Nord-Pas-de-Calais

Editions Nord-Avril, avril 2013

Après la tourmente, le retour à la vie

L’ouvrage nous emmène le long de la voie ferrée de Dunkerque à Bergues via Coudekerque-Branche. Il rappelle les événements qui s’y sont déroulés de mai 1940 à mai 1945 par des photos prises le 1erjuin 1945. En parallèle, des photos récentes témoignent de l’évolution du secteur. Durant la Seconde Guerre Mondiale, Dunkerque et ses environs ont terriblement souffert des bombardements dès en mai 1940 avec la Luftwaffe pour gêner le plan Dynamo. Le 22 mai, des vagues de bombardiers se sont succédées. Les dommages ont été considérables. Les habitants ont espéré la fin du cauchemar avec la fin du combat mais cela n’a été qu’une brève accalmie. Le 12 juillet 1940 ont débuté les bombardements de la Royal Air Force sur le port de Dunkerque et des sites militaires allemands. 

Editions Nord-Avril, novembre 2011

Qu’il fut long le chemin

Mai 1940 ! Après un exode de trois jours, Maurice Van de Kerckhove rentre à Roubaix. Maurice distribue des journaux clandestins, puis intègre le 2Bureau. Outre les renseignements, il travaille avec une filière d'évasion jusqu'aux premières arrestations.

Institutrice, Madeleine Guillemant-Sintive a assisté au massacre de Oignies par l'armée allemande en mai 1940. A Mazingarbe, elle aide les prisonniers à s'évader des colonnes en route pour l'Allemagne, puis adhère à une filière d'évasion sur Béthune-Arras.

A Béthune, Sylvette Leleu fait les mêmes actions que Madeleine Sintive et crée une filière d'évasion. Elle entre au réseau du "Musée de l'Homme". Arrêtée et emmenée à Paris en avril 1941, elle sera condamnée à la déportation avant d'être échangée contre des prisonnières allemandes en avril 1945. 

Fin mai 1943, Ernest Vicogne adhère au réseau du Capitaine Trotobas dit « Michel ». Il participe aux réceptions de parachutage sur Arras. Mais, dans la nuit du 27 novembre 1943, des arrestations démantèlent le secteur. En mai 1944, Ernest Vicogne est déporté en Allemagne et décède à Gross Rosen le 8 février 1945.

Editions Henry, avril 2009

La résistance Action-Buckmaster Sylvestre-Farmer

Tome 1 – Avec le Capitaine Michel

Après la campagne de France avec la British Expeditionary Force, rapatrié grâce à l’opération Dynamo, Michaël Trotobas intégra le S.O.E. (Special Operations Executive). Envoyé en mission en Indre, il fut arrêté à Tours, transféré à la prison de Périgueux, puis interné au camp de Mauzac, il s’évada le 16 juillet 1942. De retour à Londres, il demanda une mission. Parachuté en novembre, il se dirigea vers Lille où, sous le nom de capitaine « Michel », il créa « Sylvestre-Farmer » dit « W.O. » qui couvrit tous les aspects de la Résistance : renseignement, filière et le secteur le plus important l’Action. 

Novembre 2001

Tome 2 – Après le Capitaine Michel

Début janvier 1944, Pierre Séailles et Georges Bayart reprennent en main le réseau. Après de multiples messages,  le contact avec Londres est repris en mars. Séailles a réorganisé « Sylvestre ». Le Service Faux Papiers sera assuré jusqu’à 35 personnes. Il possèdera 124 cachets et aura édité 103 types de documents. Le recrutement prépare les recrues pour les opérations après le débarquement. En mai, le renseignement devient prioritaire, en particulier sur les bases de lancement de V1-V2. La nuit du 5 au 6 juin, le message « Germaine Pirouette, Germaine Pirouette » annonce le débarquement aux responsables du réseau. Le plan se met en place : isoler les services allemands, harceler l’ennemi, créer un sentiment d’insécurité et semer le doute quant à un autre débarquement. 

Novembre 2002

Prix littéraire de la Résistance décerné par le C.A.R.  (Comité d’Action de la Résistance)

 

 

Les oubliés de la résistance – Sylvestre-Farmer

Préfacé par le colonel Maurice Buckmaster, chef de la Section F du S.O.E.

Dans la nuit du 17 au 18 septembre 1942, le capitaine Michaël Trotobas, envoyé par le colonel Buckmaster, chef de la section française eu S.O.E., atterit dans la campagne française.Après avoir rencontré ses contacts à Paris et établi une base à Saint-Quentin fin novembre, il foule le sol lillois où il a prévu de créer son réseau. Des "amis" lui faisant défaut, il se retrouve seul et, se fiant à son instinct, commence son recrutement.Le réseau "Sylvestre Farmer" se développe rapidement. Le capitaine "Michel" forme les hommes pour l'action, objectif de sa mission

Editions France Empire, juin 1988

Prix littéraire Raymond Poincaré décerné par l’U.N.O.R (Union Nationale des Officiers de Réserve)

Sur les chemins du B.O.A., les pavés se souviennent

Préface de Jean Mattéoli, président de la Fondation de la Résistance

Des souvenirs de 14-18 vivaces dans les mémoires, les gens du Nord refusaient l’occupation allemande de 40. Dans le Valenciennois, Gaston Lépine rassemblait les bonnes volontés, les amenait à « Libération », travaillait ave le réseau « Shelburn », était en relation ave l’OCM. En Avesnois, au service de l’IS à la CND, puis l’OCM et « Libé-Nord », Paul Chabloz formait des groupes. Les actions étaient limitées : sabotages, inscriptions dans les lieux publics, fabrication et distribution de tracts. 

Editions Publinord, juin 1994